18 mars 2011
7h30, départ dʼAmiens, direction le Parc du Marquenterre. Arrivé sur lʼautoroute, clin dʼoeil du soleil qui se lève dans le rétroviseur.
Rue, Le Bout des Crocs, Le Chemin des Garennes, au fur et à mesure que la taille des routes se réduit, la végétation sʼépaissit et les sens sʼéveillent. Lʼarrivée au parc se fait sur un sentier. Ici, lʼHomme est un invité privilégié et pas lʼinverse.
Jʼai rendez vous avec Philippe Carruette, guide nature du Parc et ornithologue. Premier poste dʼobservation et premier arrêt. Comme le précise si bien Philippe, “pour en profiter, il faut prendre son temps" et jʼen prends déjà plein les yeux et les oreilles.
La vue est très dégagée et donne à voir une multitude de paysages. La forêt, les marais, les prairies, je ne sais plus où donner de la tête. Les premiers oiseaux que je remarque sont les cigognes, perchées sur leur nid et qui craquettent à l'envie. Facile, en effet !! Philippe Caruette me montre ensuite un certain nombres d'autres espèces et s'interrompt brusquement : "Regardez, des spatules au dessus de nous, avec le bec en cuillères !". J'ai l'impression de vivre quelque chose de simple mais d'exceptionnel.
Pas une minute ne passe sans une nouvelle surprise. Le vol d'un rapace, le cri d'un chevalier aboyeur… De plus, le guide, passionné et passionnant, égrène les observations de petites anecdotes sur la migration d'une espèce, la méthode de pêche d'une autre. Accessible, je n'hésite pas à l'interpeller pour savoir la différence entre la foulque et la poule d'eau qu'en promeneur non averti j'ai du mal à différencier. La réponse est simple et efficace : "La poule d'eau a un peu de rouge sur le bec". J'ai beau être daltonien, avec ça, je vois la différence !
Nous sommes plusieurs visiteurs à ce poste d'observation et chacun profite de l'oeil de l'autre, de ses questions, de sa connaissance. Le mot partage prend ici tout son sens.
Je quitte le parc du Marquenterre, les yeux grands ouverts, le sourire aux lèvres, avec la ferme intention de revenir très bientôt.






